Roland De Greef à PlayRight

Bassiste du groupe de rock belge Machiavel, Roland De Greef compose et produit d’autres artistes. Avec plus de 40 ans de métier derrière lui, il a été élu administrateur pour le collège musique au sein du conseil d’administration de PlayRight en juin dernier. De passage dans nos locaux, il a accepté de nous en dire plus.

Comment vous avez connu PlayRight ?

J’ai connu PlayRight il y a très longtemps, au temps d’Uradex. Depuis 5 ans la société est réellement opérationnelle et fonctionne très bien. J’ai beaucoup d’amis musiciens qui y sont affiliés et j’avais envie de participer de manière à pouvoir aider au maximum les musiciens au niveau des droits.

 Pourquoi être passé du statut d’affilié à celui d’associé, et plus encore à celui de membre du Conseil d’Administration ?

En plus d’être musicien avec le groupe Machiavel, je suis aussi producteur et travaille avec beaucoup de jeunes musiciens qui démarrent, et c’est très important de leur expliquer comment tout ça fonctionne. Le fait d’être actif au sein même de PlayRight me permet d’avoir plus d’informations encore et de pouvoir les aiguiller au mieux.

Les jeunes musiciens sont très peu au courant de la question, beaucoup ne connaissent pas les droits des artistes interprètes, ne savent pas forcément que PlayRight existe et comment ça fonctionne. En tant que musicien, et plus largement en tant qu’artiste-interprète, c’est dans notre intérêt de s’affilier et d’être actif au sein même de la société. Ces droits leur permettront plus tard d’avoir encore des rentrées financières.

(Pour plus d’informations, consultez notre faq Dans quelles conditions je peux devenir associé-e?)

Quels sont vos projets en tant qu’administrateur de PlayRight ?

J’ai surtout envie que la question des droits des artistes interprètes via Internet se développe : il s’agit de droits qui ne sont actuellement pas payés correctement, voire pas du tout. Certaines plateformes ne paient rien et je trouve ça inadmissible. Lancer sa carrière en tant que musicien aujourd’hui n’est pas une chose évidente, le marché du disque va mal parce qu’internet a pris le relais mais en parallèle on ne paie pas correctement, voire pas du tout, les droits des artistes interprètes. Et je pense que c’est là-dessus qu’il va falloir beaucoup travailler, parce que c’est l’avenir. Il faut absolument qu’au niveau international les gouvernements prennent conscience qu’il y a quelque chose d’illogique et de pas honnête : utiliser de la musique sans payer les gens qui la jouent c’est inacceptable.

Sur quoi vous travaillez en ce moment ?

Je continue mes tournées avec Machiavel, on sera notamment au Cirque Royal de 22 octobre avec l’Orchestre Royal de Chambre de Wallonie (O.R.C.W) pour fêter nos 40 ans de carrière. Et en dehors de ça je continue à composer et à produire d’autres artistes à travers ma maison de production Rox Records et mon label Moonzoo music.