1Feb

Rémunération équitable pour musiciens & acteurs : Kris Peeters continue de mettre les artistes à poil

Début décembre 2017, De Acteursgilde, FACIR, GALM, l’Union des Artistes et PlayRight signaient la campagne « Kris Peeters met les artistes à poil ». Quelques semaines après le lancement de cette campagne, qui avait pour objectif de dénoncer les projets de textes et de loi du ministre compétent pour les droits d’auteur et droits voisins, où en est-on ?

« Nous préférons de loin écrire une chanson plutôt qu’une lettre à un politicien »…

…introduisait alors Tom Kestens dans un article de De Morgen publié en octobre 2017 dernier. Sous forme de lettre ouverte, le musicien s’adressait à Kris Peeters, ministre de l’Emploi, de l’Economie et des Consommateurs, en charge de la propriété intellectuelle, plus particulièrement les droits d’auteur et les droits voisins. Depuis, de nombreux artistes ont pris la pose et la parole…

Contexte

Dans le cadre de la modernisation des arrêtés royaux relatifs à la rémunération équitable, plusieurs projets de textes et de loi ont été portés à notre connaissance dès l’été 2017. Présentés sous forme de drafts, ces projets s’attaquaient aux rémunérations qui sont à l’origine des droits des artistes et constituaient alors un vrai retour en arrière. En concertation avec les organisations du secteur, plusieurs priorités ont été définies, parmi lesquelles la nécessité et l’urgence d’informer les artistes et de dénoncer ces textes qui avaient pour conséquence :

  • L’exemption pour les professions libérales du paiement de la rémunération équitable, propre aux musiciens,
  • La suppression de la rémunération équitable pour les acteurs,
  • Contourner les artistes interprètes pour qu’ils ne bénéficient (toujours) pas des droits de câble qui leur reviennent,

(Voir le dossier complet en ligne)

Kris Peeters met les artistes à poil

La campagne Kris Peeters met les artistes à poil, rendue publique le 7 décembre 2017, a alors permis de sensibiliser les artistes aux projets de textes et de loi, conduits par le Cabinet du ministre. Depuis, que s’est-il passé ?

Plusieurs rencontres, concertations et réunions avec les organisations du secteur au sein du Cabinet du ministre ont eu lieu et suivent leurs cours. Bien qu’un dialogue soit entretenu, Kris Peeters semble vouloir aller au bout de ses projets et deux arrêtés royaux portant sur la rémunération équitable ont été publiés au moniteur belge le 29 décembre 2017 dernier.

Arrêté royal du 17 décembre 2017 sur la rémunération équitable :

  1. Depuis 1995, PlayRight militait pour que les artistes interprètes bénéficient également, et conformément à la loi, de la rémunération pour la musique sur le lieu de travail actuellement perçue pour les auteurs et les producteurs d’œuvres sonores. C’est donc chose « faite » à travers ce nouvel arrêté royal, qui rétablit une injustice de longue date. Toutefois, aucun temps de transition n’a été donné aux sociétés de gestion pour ajuster et adapter leur fonctionnement actuel et intégrer les artistes interprètes comme troisième type de bénéficiaire, créant incohérences aussi bien pour les redevables que pour les sociétés qui gèrent cette rémunération,
  2. L’un des aspects le plus problématique de cet arrêté réside dans l’exemption des professions libérales. Jusqu’au 01/01/2018, un médecin équipé d’une salle d’attente dans laquelle il diffusait de la musique devait s’acquitter d’une rémunération équitable annuelle qui s’élevait à 62,09 €. Cette rémunération était ensuite reversée sous forme de droits voisins aux producteurs et aux musiciens, à raison de 50/50. Depuis le 1ier janvier 2018, les professions libérales ne doivent plus payer cette rémunération équitable. Conséquence : une baisse des droits pour les musiciens et producteurs estimée à près d’un million d’euros par an,
  3. Plus largement, le cadre général de ce nouvel arrêté royal impose des modalités et des conditions qui limitent véritablement PlayRight (pour les artistes interprètes) et SIMIM (pour les producteurs) pour que les perceptions et les répartitions se réalisent tout aussi rapidement que convenablement.

Arrêté royal du 22/12/2017

A travers cet arrêté, on fait la distinction entre les phonogrammes (œuvres sonores) et les oeuvres audiovisuelles tout en retardant la mise en place d’une rémunération équitable pour les acteurs. Conséquences :

  1. Le ministre repousse pour la 4ième année la mise en pratique de la rémunération équitable pour les oeuvres audiovisuelles,  l’attente des acteurs est interminable…
  2. Enfin, cette distinction entre œuvres sonores et oeuvres audiovisuelles est très loin d’être anodine, puisqu’elle permet au Ministre de créer le cadre juridique idéal pour, dans un second temps, supprimer de la rémunération équitable pour les acteurs.

Avec ces deux nouveaux arrêtés royaux s’attaquant concrètement aux droits des artistes, Kris Peeters persiste et signe. De Acteursgilde, FACIR, GALM, l’Union des artistes et PlayRight continuent et multiplient les rencontres. Nouvel épisode dans le courant du mois de février. A suivre…

Un peu de lecture ?

17 DECEMBRE 2017. – Arrêté royal relatif à la rémunération équitable au profit des artistes-interprètes ou exécutants et des producteurs pour l’exécution publique de phonogrammes ou la radiodiffusion de phonogrammes

22 DECEMBRE 2017. – Arrêté royal modifiant l’arrêté royal du 19 avril 2014 fixant l’entrée en vigueur de la loi du 19 avril 2014 portant insertion du livre XI, « Propriété intellectuelle » dans le Code de droit économique, et portant insertion des dispositions propres au livre XI dans les livres I, XV et XVII du même Code, et de la loi du 10 avril 2014 portant insertion des dispositions réglant des matières visées à l’article 77 de la Constitution dans le livre XI « Propriété intellectuelle » du Code de droit économique, portant insertion d’une disposition spécifique au livre XI dans le livre XVII du même Code, et modifiant le Code judiciaire en ce qui concerne l’organisation des cours et tribunaux en matière d’actions relatives aux droits de propriété intellectuelle et à la transparence du droit d’auteur et des droits voisins

24Jan

Un adieu sans parole

Lundi 22 janvier dernier avait lieu la première du documentaire «Michel, un acteur perd ses mots» au Roma à Anvers. Le documentaire sur l’acteur Michel Van Dousselaere a été réalisé avec le soutien de PlayRight+.

Michel Van Dousselaere

En 2014, on diagnostique une aphasie progressive à Michel Van Dousselaere. La maladie a affecté ses capacités de langage et il est alors évident que l’acteur est condamné. Michel choisit toutefois de mettre à profit le temps qui lui reste. Soutenu par la réalisatrice Ola Mafaalani, il tient un rôle dans sa pièce Borgen et, aidé par les nouvelles technologies Michel parvient à interpréter ce dernier rôle.

Irma, l’épouse de Michel, décide de capturer cette phase de sa vie sur pellicule et créera avec Patrick Minks ce beau documentaire. On y voit Michel, l’homme, le père, le grand-père, le patient, le partenaire, et surtout l’acteur. Un grand acteur qui, malgré les troubles du langage dont il est victime, se bat pour garder sa place sur scène et se bat pour son public.

Privé de parole, Michel n’en reste pas moins un grand acteur. La salle comble du Roma ne s’y est d’ailleurs pas trompée et les nombreux acteurs/spectateurs présents lui ont rendu un long hommage sous forme d’ovation.

Le documentaire sera bientôt à l’affiche au cinéma et a également été sélectionné pour la prochaine édition du festival international dudocumentaire Docville qui aura lieu à Louvain entre le 21 et 28 mars prochain. En voici la bande annonce :

23Jan

Vers une modernisation de la gestion collective?

Au lendemain du drink de début d’année pour lequel de nombreux artistes interprètes ont répondu présent, Luc Gulinck, président de PlayRight, revient sur l’année écoulée.

En tant que président de PlayRight, certaines personnes savent que je me sens souvent appelé, même plutôt contraint de critiquer de manière militante deux ou trois instances dirigeantes, en raison de leur manque de volonté (politique), de perspicacité ou d’engagement dans la mise en œuvre ou la prise en considération des droits voisins. Je préfère donc vous informer d’emblée que je n’attaquerai pas cette question. Vous serez donc étonnés de ne lire le nom de Kris Peeters qu’une seule fois ici, et ce comme tremplin pour vous raconter une histoire plus large (et aussi pour vous souhaiter une belle année).

Luc Gulinck, Président de PlayRight

Mais avant cela, revenons un instant sur l’année passée. Il y a beaucoup à en dire   notamment parce qu’elle a été très éprouvante pour notre secteur en général. « On ne s’ennuie jamais dans la gestion collective » entend-on parfois à PlayRight ; et il ne s’agit pas ici d’une plainte. Ce que j’ai pu constater, à ma grande satisfaction au cours de la fin 2017, c’est que nous avons réussi à créer un intérêt auprès des artistes grâce aux efforts conjoints des groupes d’intérêt francophones et néerlandophones (acteurs et musiciens). Pourquoi ? Jamais auparavant nous n’avons vu une telle mobilisation, un sentiment d’urgence aussi marqué chez nos artistes-interprètes à propos des actuels projets néfastes du ministre que je ne nommerai pas. J’ose même dire que c’était un moment unique dans l’histoire nationale du secteur du divertissement : ceux qui fournissent la matière première de ce divertissement se sont exprimés clairement sur le fait que leurs droits doivent être respectés. Ce message a été repris et partagé largement, et je suis vraiment fier que nous ayons pu en jeter les bases avec PlayRight.

L’un des nombreux combats à l’ordre du jour de l’année écoulée concernait les plans du gouvernement belge visant à revoir la rémunération équitable. Il y a beaucoup à dire à ce sujet. Lors de notre dernière réunion au cabinet du ministre compétent que je ne citerai pas, on nous a dit quelque chose de très frappant, que je voudrais souligner. Le politique et l’administration ont été unanimes à propos d’une « Modernisation » avec un M majuscule, et là je cite – du cadre de cette rémunération équitable. Ah bon ? Et donc s’agit-il du pas de géant dont le gouvernement pourrait s’enorgueillir ? Je n’en ai pas l’impression. Pour une réelle modernisation du cadre des droits des forces créatives de la musique et de l’audiovisuel, il en faut beaucoup plus : il faut surtout le courage et l’audace de réviser et de repenser les fondements du système. Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Tout d’abord, la réglementation de la nouvelle rémunération équitable contenue dans le dernier arrêté royal n’est pas du tout moderne, elle est même rétrograde et antisociale. La question des exploitations numériques des prestations artistiques n’y est toujours pas abordée, il y a des lacunes qui auront un impact négatif pour les artistes et le secteur socio-culturel ne pourra plus être en mesure de bénéficier des tarifs actuels. Dans l’ensemble, le système en lui-même est encore plus complexe qu’il ne l’était déjà, en particulier à cause des faiblesses et des erreurs juridiques contenues dans cet arrêté royal. On est donc très loin de toute modernité.

Selon nous, avoir une vision réellement moderne des droits et de la perception des droits peut aller beaucoup plus loin, être beaucoup plus complète tout en étant, dans le même temps, plus simple. Nous pensons même en toute modestie à avoir la recette pour cela. Comme on a pu le voir à plusieurs reprises à travers nos propres publications ou encore celle de nos confrères à l’étranger, cette recette se prépare aussi dans les milieux universitaires. Pour que les droits voisins et droits d’auteur soient entièrement dédiés à la qualité de la vie et à la durabilité des carrières des auteurs et des artistes-interprètes, un changement de paradigme à grande échelle est nécessaire. Le point de départ de ce paradigme étant que toute personne qui utilise un contenu artistique – à des fins commerciales ou purement pratiques (et tout ce que cela comprend) – doit également payer proportionnellement, en fonction du revenu ou des avantages acquis. La neutralité au niveau technologique devrait en être le principe directeur, quel que soit le modèle économique ou la technologie utilisée, la méthode d’exploitation ou de distribution : l’utilisateur paie un pourcentage de son chiffre d’affaires.

Ce principe peut être appliqué aux usual suspects habituels comme Spotify, Netflix, Deezer, Apple Music, mais aussi aux diffuseurs, aux câblodistributeurs, aux fournisseurs de services numériques, aux services de stockage dans le cloud, etc. Il peut s’appliquer à l’offre en ligne, aux services à la demande et aux technologies futures. Terminées les discussions sur le sexe des anges entretenues pour refuser aux ayants droit ce qui leur est dû ; comme l’injection directe, la communication au public, etc. Quiconque utilise du contenu paie un pourcentage de son chiffre d’affaires (à combien cela s’élève, j’y songe mais n’ose pas encore m’avancer) aux sociétés de gestion collective (coupoles ou non), qui répartissent ensuite ces droits à leurs affiliés. Par cela, le sacro-saint droit exclusif doit nécessairement recevoir une interprétation différente, plus nuancée : en d’autres termes, mieux considérer le droit à rémunération. Un tel système, plus simple, conviendrait aux utilisateurs, serait plus transparent aussi bien pour les redevables que pour les ayants droit, et offrirait aux consommateurs une sorte de garantie fair trade que leur contribution bénéficierait à ceux qui y ont droit. Tout cela conduirait à une simplification radicale du système, qui est encore perçu dans le monde extérieur comme opaque et complexe.

C’est le genre d’ambition que nous avons. Vous pouvez trouver cela utopique, mais nous croyons dur comme fer qu’une gestion collective saine et durable à long terme a toute sa place, et ce aussi bien pour nous que pour les générations futures. À cette fin, et au sein du secteur, nous devons également oser mettre de côté les combats d’arrière-garde et créer de nouvelles synergies. Je souhaite cette vision. Nous allons maintenant exprimer explicitement ces idées avec PlayRight, entamer des discussions à ce propos et bombarder avec cela les gouvernements, pour que l’immense valeur créée par nos artistes pour la société leur revienne en part équitable et que ce ne soit plus le cadre des forces économiques qui la leur distille.

Luc Gulinck

Président de PlayRight

5Jan

3ième édition des D6bels Music Awards : à vos votes

La liste des nommés des désormais immanquables D6bels Music Awards est connue et recèle de talents émergents et de bonnes surprises. Cette troisième édition des DMA fait place à de nouvelles catégories, ouvertes aux genres musicaux : Chanson française, Pop, Rock & Alternatif, Dance & Électro ou encore Hip-Hop, qui s’ajoutent aux autres catégories existantes.

Dans toutes ces catégories nous retrouvons des artistes pour lesquels PlayRight collecte les droits voisins en Belgique et à l’étranger, raison pour laquelle PlayRight est partenaire active des D6bels Music Awards.

Les lauréats seront récompensés à l’issu des votes qui sont ouverts au public jusqu’au 12 janvier prochain. La liste complète des artistes nommés sur trouve ici www.rtbf.be/dma

Rendez-vous le 26 janvier prochain à Liège lors de la soirée qui consacrera les futurs lauréats de cette troisième édition!

19Dec

Une bourse PlayRight+ pour les acteurs

En tant que cinéaste, vous avez l’ambition de faire de chaque court ou long-métrage un chef d’œuvre. A ce titre, vous avez des attentes artistiques vis à vis vous-même et des personnes avec lesquelles vous travaillez, parmi lesquelles les acteurs. La qualité du jeu de l’interprète peut avoir une influence notable sur votre film.

Cette réalité est d’autant plus valable pour les courts métrages, pour lesquels la marge budgétaire réduite ne permet pas d’avoir un casting étendu. Un court métrage est par définition trop court pour introduire de nombreux personnages. De ce fait, un acteur assume un poids plus important dans l’interprétation de son personnage dans un court métrage, et il en va de même pour les acteurs de doublage de court métrage d’animation.

Quelle que soit la longueur d’un film, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Il s’agit d’un processus qui implique beaucoup de travail administratif, de recherches et de gestion correcte du budget.

C’est pourquoi PlayRight + propose un soutien aux cinéastes indépendants qui, dans le cadre de leur projet de court métrage, accordent une rémunération correcte aux acteurs. Ceci grâce à l’attribution d’une bourse pour acteur.

Pour faire une demande de soutien en tant que cinéaste, vous devez :

  • Faire appel à un acteur sur base d’un contrat de travail, ou d’une facture établie par un acteur indépendant. Les barèmes de salaire à respecter dépendent de la Convention paritaire 227 ;
  • Introduire une demande complète auprès de PlayRight+ avant la date limite.

Comment introduire une demande ?

Vous devez rédiger une lettre de motivation dans laquelle vous expliquez votre projet de court métrage, en joignant :

  • Une copie du scénario ;
  • Une synthèse de votre budget pour le court métrage ;
  • Une copie du contrat de travail proposé à l’acteur (ou de l’acteur qui fait le doublage en cas d’animation) ;
  • Le curriculum vitae de l’acteur pour lequel vous introduisez la demande ;
  • Un aperçu du casting complet,
  • Envoyer ces documents par email à l’adresse suivante :

Quand soumettre une demande ?

  • Vous pouvez soumettre votre demande avant le 31 mars ou avant le 30 septembre.
  • Votre demande sera traitée dans les 60 jours.

En quoi consiste le soutien ?

  • En cas d’évaluation positive de votre demande, PlayRight+ soutient votre projet de court métrage à hauteur de 50% de la rémunération d’un acteur ;
  • Une seule bourse par projet de film peut être attribuée ;
  • Vous pouvez postuler une seule fois pour une bourse destinée à un acteur ,
  • Seuls les projets de fiction sont acceptés (pas les documentaires).

En savoir plus sur Playright+ ?

7Dec

Kris Peeters met les artistes à poil

Ces derniers mois, le Ministre de l’économie Kris Peeters a présenté un ensemble de projets néfastes et rétrogrades pour les droits voisins. L’enjeu pour les acteurs et musiciens en Belgique est de taille, et la perte de vos droits s’élèverait à quelques dizaines de millions d’euros par an.

Les organisations représentant les artistes ainsi que votre société de gestion ont donc décidé de mener une campagne pour expliquer les enjeux de ces textes en donnant la parole aux premiers concernés : les acteurs et les musiciens.

Nous avons opté pour un site web dédié facile à partager pour qu’à votre tour, en tant qu’artiste-interprète, vous vous saisissiez de cette campagne pour la diffuser auprès de vos collègues musiciens et comédiens.

Enfin, nous veillerons à vous garder informé(e)s des évolutions, que nous espérons positives pour les artistes-interprètes, en aval à cette campagne et nous tenons à votre disposition pour vous donner toutes informations complémentaires.

De Acteursgilde, FACIR, GALM, l’Union des Artistes et PlayRight

7Nov

Les derniers prix PlayRight+ de l’année vont à Artur Medvedev et Cédric Delvaux

Bien que les années académiques de toutes les universités et hautes écoles coïncident, les proclamations s’échelonnent sur différents moments. Après que PlayRight+ a déjà remis des prix aux étudiants de la School of Arts Gent, de PXL Music, du Conservatoire de Bruxelles et d’Arts au carré à Mons, nous avons clôturé le vendredi 3 novembre la saison des proclamations à Louvain sur le Campus Lemmens de la Luca School of Arts.

Le Campus Lemmens (antérieurement Lemmensinstituut) propose des formations académiques (baccalauréat et master) en musique et arts dramatiques. Les diplômes pour les formations musicales ont été distribués vendredi et deux étudiants ont pu rentrer chez eux avec un prix PlayRight+.

Artur Medvedev

Le saxophoniste Artur Medvedev a obtenu un master en musique orientation jazz et a été sélectionné par le jury en raison de sa force de travail exceptionnelle.

“Bien que son niveau d’admission ne fût pas exceptionnel, il a atteint un niveau technique et musical particulièrement élevé à son épreuve de master. La formule n’était pas non plus une solution de facilité :  Artur a basé toute son épreuve artistique dans le duo avec piano, sans section rythmique, et le résultat fut étonnant : un concert prenant avec de grandes variations de rythmes, d’ambiances et de dynamique dans une zone de tensions allant de simplicité à grande complexité.”

Artur fait partie du groupe Epiphere  au sein duquel il joue un rôle principal.

Le second lauréat est également saxophoniste. Cédric Delvaux a obtenu son baccalauréat, orientation instrument chant.

Selon le jury, Cédric est “un étudiant talentueux et grand travailleur qui ne recule devant aucun défi. Il utilise son excellente technique pour s’exprimer musicalement aussi expressivement que possible. Il communique en outre fort bien avec le dirigent/pianiste. Il parvient après 3 années de baccalauréat à apporter d’une manière personnelle un très haut niveau de finition aux œuvres des grands concours internationaux de saxophones.”

Malgré son jeune âge, Cédric est un soliste accompli. Vous pouvez l’écouter au saxophone alto dans Maï de et avec Ryo Noda.

Nous clôturons l’année avec ces deux derniers prix. Nous redémarrerons en février et cela à nouveau à Louvain, où ce sera cette fois au tour de la formation master arts dramatiques du Campus Lemmens.

18Oct

Un prix PlayRight+ pour la section Jazz du Conservatoire de Bruxelles

Après le conservatoire de Gand, PxL Music et Arts2, PlayRight+ continue sa tournée de remise de prix et a fait un stop à la Jazz station ce mardi 17 octobre pour récompenser Julien Gillain, tout juste diplômé de la section Jazz au Conservatoire royal de Bruxelles.

Julien a obtenu un diplôme de Master en Piano Jazz (professeur Eric Legnini) et un diplôme de Master en Violon Jazz (professeur Françoise Derissen) en septembre 2017 et a été invité à se produire à la Jazz station pour marquer le coup d’une carrière qu’on lui espère longue et toute aussi créative.

Sélectionné par les professeurs de la section Jazz du conservatoire de Bruxelles au terme des proclamations, Julien a donc suivi un double cursus, faisant de lui un musicien expert de deux instruments.

« Julien Gillain a été élu pour son attitude toujours curieuse et ouverte envers la musique, pour son talent, pour son sérieux, sa persévérance et sa constante exigence dans le travail, et ce, dans tous les cours suivis, en même temps qu’un investissement sincère et une générosité systématique envers ses collègues et camarades au sein des projets auxquels il participe, comme dans ses propres projets. 

Les professeurs de la section jazz du Conservatoire Royal de Bruxelles tiennent à souligner toutes ces qualités conjuguées en ce double instrumentiste émérite, à la fois pianiste et violoniste, et l’ont tout naturellement choisi pour recevoir le prix Playright, qui qui lui a été décerné pour honorer les efforts et le talent d’un jeune musicien de jazz sortant cette année de son double Master au Conservatoire. »

Collaborant sur des projets à travers l’Europe, Julien Gillain fait aussi partit d’un quintet de Hardbop baptisé Dat Mess’, que vous pouvez découvrir ici :

 

2Oct

Les deux lauréats du Prix PlayRight+ à arts au carré sont…

La rentrée universitaire est officiellement lancée et avec elle, PlayRight+ continue de remettre des prix aux étudiants qui finissent leur Master. Les derniers lauréats en date viennent de terminer leur cursus à Arts2, le Conservatoire Royal de Mons.

Proclamations & remise des diplômes

PlayRight+ offre à toutes les hautes écoles et universités belges l’occasion de décerner le prix PlayRight+ aux jeunes diplômés musiciens et acteurs. S’élevant à 500 euros, le prix est attribué à ceux qui se sont distingués pendant leur apprentissage et leur cursus en tant qu’artiste-interprète. Cette première collaboration avec l’équipe enseignante et la Direction d’Art2 a donc permis à deux étudiants, sélectionnés par leurs professeurs, de recevoir leurs prix au moment des proclamations.

La fine fleur de l’équipe pédagogique de la section théâtre, tenue par Frédéric Dussenne, Bernard Cogniaux, Bernard Clair et Sylvie Landuyt (directrice du domaine Théâtre) a sélectionné Guillaume Druez :

« Guillaume a cette qualité rare chez les acteurs de faire montre à la fois d’une grande maîtrise et d’une magnifique perméabilité à l’instant.  Il allie puissance technique et fragilité.  C’est un homme d’équipe, rigoureux et à l’écoute. Guillaume explore toutes les facettes de son corps, de sa langue, de la scène et dans des durées temporelles différentes. Il est assoiffé d’expérimentations théâtrales et performatives. Son talent réside là, dans la multiplicité et la complexité du théâtre, de pouvoir s’investir et s’épanouir dans plusieurs rôles, se transformer et surprendre l’autre, d’être toujours au bord, dans une prise de risque, afin de surgir d’un coup et de frapper fort.

 Il développe en outre une écriture personnelle passionnante alliant l’absurde, l’humour, la poésie et l’émotion.  Il porte ses propres projets avec succès. »

Guillaume Druez (Prix PlayRight+ pour la section Art dramatique) & Ludovic Monnier (Prix PlayRight+ section Musique)

Côté musique, le choix du jury s’est porté sur Ludovic Monnier. Ce guitariste diplômé est aussi premier classé aux concours publics d’Arts2 de juin 2017 de l’école.

« La trajectoire de Ludovic Monnier au Conservatoire royal de Mons est exemplaire: un itinéraire de découverte, d’ouverture et d’acquisition d’une discipline personnelle de travail qui lui a permis d’arriver à une véritable autonomie artistique. Ce n’était plus un étudiant que le jury externe a découvert en juin dernier, mais le récital assumé, habité et concentré d’un jeune interprète qu’on aura envie de réécouter. Nous sommes heureux que le prix Playright+ récompense ainsi un étudiant particulièrement méritant, en saluant aussi ses maîtres, les passeurs de talent dont tout étudiant a besoin : Odair Assad, qui ne pouvait être parmi nous lors de la remise du prix, Françoise-Emmanuelle Denis et Magali Rischette. »

La tournée 2017 de remise de Prix de PlayRight+ n’est pas encore terminée puisque nous remettons prochainement un prix à un diplômé de la section Jazz du conservatoire de Bruxelles. Plusieurs dates sont déjà prévues pour 2018, si vous êtes intéressés merci de contacter

20Sep

Le mandat de PlayRight renouvelé au sein du RAWG pour 2018

Dans le cadre des dernières journées de travail organisées par le SCAPR, Johan Bex, notre Attaché aux Affaires Internationales a été de nouveau élu pour animer le groupe RAWG.

SCAPR, RAWG ?

Le SCAPR est l’organisation internationale qui regroupe les sociétés de gestion des droits voisins des artistes-interprètes. Ses missions consistent entre autres à convenir de normes et de bonnes pratiques pour l’ensemble des sociétés de gestion collectives membres et à améliorer la transparence et l’efficacité de la gestion collective.

Le RAWG (Rights and Administration Working Group) est composé d’experts impliqués dans l’échange international entre les sociétés. L’objectif principal de ce groupe de travail est de veiller à une amélioration constante de la mise en œuvre de nos accords bilatéraux, et donc à l’accroissement des échanges de droits transfrontaliers.

Les participants du RAWG se rencontrent quatre fois par an dans un lieu offert par l’une des sociétés membre. Ces rencontres nous permettent également de rencontrer d’autres sociétés et d’apprendre de leurs méthodes de travail. Au-delà de ces rencontres, une véritable coopération s’est nouée auprès de chaque société sœur, faisant d’elles des partenaires à part entière.

Cette coopération grandissante encourage d’autant plus les sociétés à échanger et à tout mettre en œuvre afin que les artistes interprètes reçoivent un nombre croissant de droits, couvrant un plus grand nombre de territoires et ce, de manière plus rapide et plus détaillée.

La prochaine réunion sera organisée en novembre par Gramex, notre partenaire finlandais.