18May

PlayRight vous invite à son assemblée générale | 18 juin 2018

La prochaine Assemblée générale de PlayRight se tiendra le lundi 18 juin 2018 à partir de 14 heures au Beursschouwburg, rue Auguste Orts 20-28 à 1000 Bruxelles. Elle sera suivie d’un drink à partir de 16h30 au beurscafé, au rez-de-chaussée du batiment.

Comme chaque année , les artistes associés peuvent confirmer votre présence à l’Assemblée générale et aux Assemblées particulières via votre portail de PlayRight (volet de gauche)Vous pouvez également donner une procuration via votre dossier en ligne. Les artistes qui ne sont pas associé ne peuvent pas assister à cette Assemblée générale, mais peuvent faire une demande pour devenir associés et être des nôtres l’années prochaine: voir la procédure ici

Notez que la confirmation de votre présence ou l’attribution d’une procuration doit être introduite au plus tard le 10 juin 2018.

Si vous n’avez rien introduit dans le délai prescrit, vous ne serez pas admis à participer aux Assemblées générales, ou votre procuration ne sera pas valable. Si vous n’êtes pas en mesure de vous connecter en ligne, veuillez prendre contact avec PlayRight au numéro de téléphone 02/421 53 41.

16Apr

Appel à candidatures : faites partie du Conseil d’Administration de PlayRight

Le Conseil d’Administration est l’organe décisionnaire de notre société de gestion qui définit, entre autres, la stratégie de PlayRight. En tant que tel, c’est un organe essentiel lorsqu’il s’agit de défendre les droits des artistes interprètes.

Nous souhaitons donc vous inviter, en tant que membre du Conseil d’administration, à participer activement à la gestion de votre société de gestion afin de contribuer à la définition de sa stratégie, de ses projets et de sa vision d’avenir.

Cette année, 4 mandats d’administrateurs sont à pourvoir :

  • Un(e) musicien(ne) francophone,
  • Un(e) musicien(ne)  néerlandophone.
  • Un(e) actrice/ acteur francophone,
  • Un(e) actrice / acteur/ néerlandophone.

Impliquez-vous au sein de VOTRE société de gestion et posez votre candidature au mandat qui correspond à votre activité artistique principale. Comment faire ? Adressez-nous cette candidature à accompagnée :

  • D’une brève présentation personnelle (curriculum vitae’),
  • Et d’une photographie (formats acceptés : JPEG / PNG) dans deux fichiers distincts.

Les candidatures doivent être introduites au plus tard le vendredi 4 mai. 

Votre candidature sera ensuite communiquée aux associés, afin qu’ils puissent élire leur(s) candidat(e/s) lors de l’Assemblée Générale qui aura lieu le lundi 18 juin prochain.

Info : Vous recevrez votre convocation pour l’Assemblée Générale et aurez accès à l’outil en ligne pour confirmer votre présence en temps utile. Dans l’intervalle, notez la date du LUNDI 18 JUIN (à partir de 13h) dans votre agenda. Veuillez noter enfin que l’Assemblée Générale sera suivie d’un événement et d’un drink, auxquels vous êtes chaleureusement invité(e).

5Apr

Droits de câble : le secteur artistique fait front commun

Auteurs, réalisateurs, scénaristes, artistes-interprètes et producteurs sur le même front pour vos droits de câble : il s’agit ici d’un accord historique, à travers lequel le secteur artistique dans son ensemble envoie un signal fort auprès du Ministre Kris Peeters, qui s’apprête à légiférer sur les droits de câble.

LES DROITS DE CÂBLE: PRINCIPES DE BASE

La loi belge sur les droits voisins a déjà été adaptée en 2014 en accordant aux artistes et aux auteurs leur propre droit à rémunération pour la retransmission par câble. En outre, ce système prévoit que les câblodistributeurs doivent s’acquitter de cette rémunération auprès des sociétés de gestion collective représentant les auteurs, les producteurs, et les artistes interprètes. Pourquoi ? C’est via les câblodistributeurs que vos œuvres arrivaient dans les foyers via un réseau de câble stable.

Mais certains câblodistributeurs prétendent ne plus capter et diffuser le signal dans son ancien format et affirment distribuer simplement le signal qu’ils reçoivent : c’est une technique qu’on appelle l’injection directe. En conséquence, ils considèrent qu’ils doivent payer uniquement leur fournisseur, les diffuseurs.

Ça veut dire qu’avant l’injection directe, je touchais des droits de câble ?

Malheureusement NON ! Un abonné au câble paie une part de sa facture mensuelle en « droits d’auteur ». Ce montant doit être réparti parmi les diffuseurs, les producteurs, les auteurs et les artistes-interprètes. Mais actuellement les artistes-interprètes ne voient pas un centime. Pourquoi ? Parce que depuis 2014, très peu de choses ont été faites pour que les sociétés de gestion puissent aller chercher cette rémunération auprès des câblodistributeurs. Pire encore, dans le cadre de la modernisation des droits d’auteur et droits voisins portée par le Ministre Kris Peeters, le projet fait l’impasse sur les ayant-droits et ne leur garantit pas de rémunération en cas d’injection directe. C’est d’ailleurs un de ces points que GALM, FACIR, l’Union des Artistes, De Acteursgilde et PlayRight dénoncent à travers la campagne « Kris Peeters met les artistes à poil ».

Mais aujourd’hui, les artistes-interprètes ne sont donc pas les seuls à se rebiffer : à la veille d’une réunion inter-cabinets visant à présenter ces avant-projets de loi, les sociétés belges de gestion collective de droit d’auteur et droits voisins et les organisations du secteur, y compris les producteurs, remettaient une déclaration commune que vous pouvez retrouver ici. Les 19 signataires de cette déclaration s’entendent sur un point déterminant et fondamental, à l’heure où le projet d’injection directe tel qu’il est porté par Kris Peeters compromet de manière définitive vos droits de câble :

Un droit à rémunération incessible pour les auteurs, les artistes interprètes et les producteurs, et ce « malgré » l’injection directe. En d’autres termes, on considère ici que le câblodistributeur est un agent économique distinct et qu’il le reste. Par conséquent, il n’y a aucune raison de supprimer une rémunération existante sur base d’une innovation technologique : les câblodistributeurs doivent donc, comme la loi l’impose, payer un droit à rémunération aux artistes-interprètes.

Déclaration commune des sociétés de gestion de droits d’auteur et droits voisins relative à l’avant-projet de loi sur l’injection directe

Cette déclaration est historique parce qu’elle envoie un signal fort et clair au ministre compétent, qui s’apprête à légiférer en faveur des diffuseurs et câblodistributeurs et CONTRE ceux qui sont les principaux protégés des lois sur le droit d’auteur :  les auteurs, artistes-interprètes et producteurs.

Et après ?

Les signataires de cette déclaration commune espèrent se faire entendre par un ministre qui ne peut plus faire la sourde oreille. De notre côté, nous continuerons à vous informer sur l’avenir de vos droits.

6Mar

Vos droits voisins considérés comme des revenus mobiliers (jusqu’à preuve du contraire)

Bonne nouvelle ! La cour de cassation a mis un terme à la pratique de l’administration fiscale belge, qui taxait jusqu’ici automatiquement les droits d’auteur et droits voisins comme étant des revenus professionnels, dès lors que le plafond fixé à 59 970 EUR (pour 2018) était dépassé.

Depuis 2013, tous les revenus issus des droits d’auteur et des droits voisins doivent être déclarés dans votre déclaration d’impôts, dans la rubrique des revenus mobiliers. Il s’agit de la somme des revenus de tous les droits d’auteur et droit voisins. Non seulement le montant que vous recevez de PlayRight, mais aussi celui que vous recevez d’une autre société de gestion collective ou d’un producteur.

Jusqu’à un plafond de 59 970 EUR vous avez droit à un précompte mobilier avantageux de 15%. Au-delà de cette limite, le précompte mobilier général doit être appliqué, ce qui revient à 30%.

Mais, en réalité l’administration fiscale requalifiait automatiquement ces revenus en revenus professionnels, les taxant sur base d’un taux progressif de 25% à 50%. Dans la plupart des cas, l’artiste-interprète était perdant. C’est pour cela qu’il a été demandé à la cour de cassation de se prononcer.

La cour de cassation n’accepte donc pas cette requalification automatique et a jugé qu’il revient désormais à l’administration fiscale de prouver que ces revenus issus des droits d’auteurs et des droits voisins sont des revenus professionnels. À défaut, ils doivent être considérés comme des revenus mobiliers, même au-delà du plafond des 59 970 EUR.

Demandez une révision !

Et c’est une bonne nouvelle ! Si vous avez récemment été victime d’une requalification automatique, n’hésitez pas de demander une révision.

Et espérons que cette décision de la cour de cassation servira d’inspiration à l’ONEM et l’ONSS afin de respecter le caractère mobilier des droits voisins.

5Mar

Anke Jochems reçoit le dernier prix PlayRight + de 2017

PlayRight+ est admiratif de ceux qui décident, dès le plus jeune âge, d’exercer la profession de musicien ou de comédien. C’est pourquoi nous offrons à toutes les hautes écoles spécialisées et aux universités de Belgique l’opportunité de décerner un prix PlayRight+ aux musiciens et acteurs nouvellement diplômés. S’élevant à 500 €, ce prix est remis à un/une lauréat.e qui a excellé en tant qu’interprète pendant son cursus.

Pour l’année universitaire 2016/2017, un prix PlayRight+ a été remis la semaine passée à une diplômée de la LUCA School of Arts de Louvain (Lemmensinstituut).

Anke Jochems

Et c’est Anke Jochems qui a reçu ce prix, nouvellement diplômée d’un master en art dramatique. Sélectionnée par le jury en raison de ses larges compétences, Anke n’est pas seulement brillante sur le plan linguistique puisqu’elle est aussi musicienne, faisant d’elle une interprète polyvalente.

Si vous voulez voir Anke sur scène, on ne peut que vous conseiller de jeter un œil à son agenda bien chargé sur www.ankejochems.com. Elle sera prochainement sur les planches avec Sneeuwlicht, Knorren & Kussen ainsi que son propre projet de fin d’études « Alone with Everybody ».

Vous souhaitez remettre un prix PlayRight + à la promotion 2018 au sein de votre école? N’hésitez pas à nous contacter à:

.

Comment participer?

Le prix PlayRight + 2018 :

  • S’adresse aux étudiants des hautes écoles et des universités accréditées,
  • Est réservé aux formations de musiciens ou acteurs, de niveau Bachelor ou Master,
  • Est remis aux étudiants qui terminent leur cursus (dernière année) et ont obtenu leur diplôme lors des proclamations de 2018.
1Feb

Rémunération équitable pour musiciens & acteurs : Kris Peeters continue de mettre les artistes à poil

Début décembre 2017, De Acteursgilde, FACIR, GALM, l’Union des Artistes et PlayRight signaient la campagne « Kris Peeters met les artistes à poil ». Quelques semaines après le lancement de cette campagne, qui avait pour objectif de dénoncer les projets de textes et de loi du ministre compétent pour les droits d’auteur et droits voisins, où en est-on ?

« Nous préférons de loin écrire une chanson plutôt qu’une lettre à un politicien »…

…introduisait alors Tom Kestens dans un article de De Morgen publié en octobre 2017 dernier. Sous forme de lettre ouverte, le musicien s’adressait à Kris Peeters, ministre de l’Emploi, de l’Economie et des Consommateurs, en charge de la propriété intellectuelle, plus particulièrement les droits d’auteur et les droits voisins. Depuis, de nombreux artistes ont pris la pose et la parole…

Contexte

Dans le cadre de la modernisation des arrêtés royaux relatifs à la rémunération équitable, plusieurs projets de textes et de loi ont été portés à notre connaissance dès l’été 2017. Présentés sous forme de drafts, ces projets s’attaquaient aux rémunérations qui sont à l’origine des droits des artistes et constituaient alors un vrai retour en arrière. En concertation avec les organisations du secteur, plusieurs priorités ont été définies, parmi lesquelles la nécessité et l’urgence d’informer les artistes et de dénoncer ces textes qui avaient pour conséquence :

  • L’exemption pour les professions libérales du paiement de la rémunération équitable, propre aux musiciens,
  • La suppression de la rémunération équitable pour les acteurs,
  • Contourner les artistes interprètes pour qu’ils ne bénéficient (toujours) pas des droits de câble qui leur reviennent,

(Voir le dossier complet en ligne)

Kris Peeters met les artistes à poil

La campagne Kris Peeters met les artistes à poil, rendue publique le 7 décembre 2017, a alors permis de sensibiliser les artistes aux projets de textes et de loi, conduits par le Cabinet du ministre. Depuis, que s’est-il passé ?

Plusieurs rencontres, concertations et réunions avec les organisations du secteur au sein du Cabinet du ministre ont eu lieu et suivent leurs cours. Bien qu’un dialogue soit entretenu, Kris Peeters semble vouloir aller au bout de ses projets et deux arrêtés royaux portant sur la rémunération équitable ont été publiés au moniteur belge le 29 décembre 2017 dernier.

Arrêté royal du 17 décembre 2017 sur la rémunération équitable :

  1. Depuis 1995, PlayRight militait pour que les artistes interprètes bénéficient également, et conformément à la loi, de la rémunération pour la musique sur le lieu de travail actuellement perçue pour les auteurs et les producteurs d’œuvres sonores. C’est donc chose « faite » à travers ce nouvel arrêté royal, qui rétablit une injustice de longue date. Toutefois, aucun temps de transition n’a été donné aux sociétés de gestion pour ajuster et adapter leur fonctionnement actuel et intégrer les artistes interprètes comme troisième type de bénéficiaire, créant incohérences aussi bien pour les redevables que pour les sociétés qui gèrent cette rémunération,
  2. L’un des aspects le plus problématique de cet arrêté réside dans l’exemption des professions libérales. Jusqu’au 01/01/2018, un médecin équipé d’une salle d’attente dans laquelle il diffusait de la musique devait s’acquitter d’une rémunération équitable annuelle qui s’élevait à 62,09 €. Cette rémunération était ensuite reversée sous forme de droits voisins aux producteurs et aux musiciens, à raison de 50/50. Depuis le 1ier janvier 2018, les professions libérales ne doivent plus payer cette rémunération équitable. Conséquence : une baisse des droits pour les musiciens et producteurs estimée à près d’un million d’euros par an,
  3. Plus largement, le cadre général de ce nouvel arrêté royal impose des modalités et des conditions qui limitent véritablement PlayRight (pour les artistes interprètes) et SIMIM (pour les producteurs) pour que les perceptions et les répartitions se réalisent tout aussi rapidement que convenablement.

Arrêté royal du 22/12/2017

A travers cet arrêté, on fait la distinction entre les phonogrammes (œuvres sonores) et les oeuvres audiovisuelles tout en retardant la mise en place d’une rémunération équitable pour les acteurs. Conséquences :

  1. Le ministre repousse pour la 4ième année la mise en pratique de la rémunération équitable pour les oeuvres audiovisuelles,  l’attente des acteurs est interminable…
  2. Enfin, cette distinction entre œuvres sonores et oeuvres audiovisuelles est très loin d’être anodine, puisqu’elle permet au Ministre de créer le cadre juridique idéal pour, dans un second temps, supprimer de la rémunération équitable pour les acteurs.

Avec ces deux nouveaux arrêtés royaux s’attaquant concrètement aux droits des artistes, Kris Peeters persiste et signe. De Acteursgilde, FACIR, GALM, l’Union des artistes et PlayRight continuent et multiplient les rencontres. Nouvel épisode dans le courant du mois de février. A suivre…

Un peu de lecture ?

17 DECEMBRE 2017. – Arrêté royal relatif à la rémunération équitable au profit des artistes-interprètes ou exécutants et des producteurs pour l’exécution publique de phonogrammes ou la radiodiffusion de phonogrammes

22 DECEMBRE 2017. – Arrêté royal modifiant l’arrêté royal du 19 avril 2014 fixant l’entrée en vigueur de la loi du 19 avril 2014 portant insertion du livre XI, « Propriété intellectuelle » dans le Code de droit économique, et portant insertion des dispositions propres au livre XI dans les livres I, XV et XVII du même Code, et de la loi du 10 avril 2014 portant insertion des dispositions réglant des matières visées à l’article 77 de la Constitution dans le livre XI « Propriété intellectuelle » du Code de droit économique, portant insertion d’une disposition spécifique au livre XI dans le livre XVII du même Code, et modifiant le Code judiciaire en ce qui concerne l’organisation des cours et tribunaux en matière d’actions relatives aux droits de propriété intellectuelle et à la transparence du droit d’auteur et des droits voisins

24Jan

Un adieu sans parole

Lundi 22 janvier dernier avait lieu la première du documentaire «Michel, un acteur perd ses mots» au Roma à Anvers. Le documentaire sur l’acteur Michel Van Dousselaere a été réalisé avec le soutien de PlayRight+.

Michel Van Dousselaere

En 2014, on diagnostique une aphasie progressive à Michel Van Dousselaere. La maladie a affecté ses capacités de langage et il est alors évident que l’acteur est condamné. Michel choisit toutefois de mettre à profit le temps qui lui reste. Soutenu par la réalisatrice Ola Mafaalani, il tient un rôle dans sa pièce Borgen et, aidé par les nouvelles technologies Michel parvient à interpréter ce dernier rôle.

Irma, l’épouse de Michel, décide de capturer cette phase de sa vie sur pellicule et créera avec Patrick Minks ce beau documentaire. On y voit Michel, l’homme, le père, le grand-père, le patient, le partenaire, et surtout l’acteur. Un grand acteur qui, malgré les troubles du langage dont il est victime, se bat pour garder sa place sur scène et se bat pour son public.

Privé de parole, Michel n’en reste pas moins un grand acteur. La salle comble du Roma ne s’y est d’ailleurs pas trompée et les nombreux acteurs/spectateurs présents lui ont rendu un long hommage sous forme d’ovation.

Le documentaire sera bientôt à l’affiche au cinéma et a également été sélectionné pour la prochaine édition du festival international dudocumentaire Docville qui aura lieu à Louvain entre le 21 et 28 mars prochain. En voici la bande annonce :

23Jan

Vers une modernisation de la gestion collective?

Au lendemain du drink de début d’année pour lequel de nombreux artistes interprètes ont répondu présent, Luc Gulinck, président de PlayRight, revient sur l’année écoulée.

En tant que président de PlayRight, certaines personnes savent que je me sens souvent appelé, même plutôt contraint de critiquer de manière militante deux ou trois instances dirigeantes, en raison de leur manque de volonté (politique), de perspicacité ou d’engagement dans la mise en œuvre ou la prise en considération des droits voisins. Je préfère donc vous informer d’emblée que je n’attaquerai pas cette question. Vous serez donc étonnés de ne lire le nom de Kris Peeters qu’une seule fois ici, et ce comme tremplin pour vous raconter une histoire plus large (et aussi pour vous souhaiter une belle année).

Luc Gulinck, Président de PlayRight

Mais avant cela, revenons un instant sur l’année passée. Il y a beaucoup à en dire   notamment parce qu’elle a été très éprouvante pour notre secteur en général. « On ne s’ennuie jamais dans la gestion collective » entend-on parfois à PlayRight ; et il ne s’agit pas ici d’une plainte. Ce que j’ai pu constater, à ma grande satisfaction au cours de la fin 2017, c’est que nous avons réussi à créer un intérêt auprès des artistes grâce aux efforts conjoints des groupes d’intérêt francophones et néerlandophones (acteurs et musiciens). Pourquoi ? Jamais auparavant nous n’avons vu une telle mobilisation, un sentiment d’urgence aussi marqué chez nos artistes-interprètes à propos des actuels projets néfastes du ministre que je ne nommerai pas. J’ose même dire que c’était un moment unique dans l’histoire nationale du secteur du divertissement : ceux qui fournissent la matière première de ce divertissement se sont exprimés clairement sur le fait que leurs droits doivent être respectés. Ce message a été repris et partagé largement, et je suis vraiment fier que nous ayons pu en jeter les bases avec PlayRight.

L’un des nombreux combats à l’ordre du jour de l’année écoulée concernait les plans du gouvernement belge visant à revoir la rémunération équitable. Il y a beaucoup à dire à ce sujet. Lors de notre dernière réunion au cabinet du ministre compétent que je ne citerai pas, on nous a dit quelque chose de très frappant, que je voudrais souligner. Le politique et l’administration ont été unanimes à propos d’une « Modernisation » avec un M majuscule, et là je cite – du cadre de cette rémunération équitable. Ah bon ? Et donc s’agit-il du pas de géant dont le gouvernement pourrait s’enorgueillir ? Je n’en ai pas l’impression. Pour une réelle modernisation du cadre des droits des forces créatives de la musique et de l’audiovisuel, il en faut beaucoup plus : il faut surtout le courage et l’audace de réviser et de repenser les fondements du système. Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Tout d’abord, la réglementation de la nouvelle rémunération équitable contenue dans le dernier arrêté royal n’est pas du tout moderne, elle est même rétrograde et antisociale. La question des exploitations numériques des prestations artistiques n’y est toujours pas abordée, il y a des lacunes qui auront un impact négatif pour les artistes et le secteur socio-culturel ne pourra plus être en mesure de bénéficier des tarifs actuels. Dans l’ensemble, le système en lui-même est encore plus complexe qu’il ne l’était déjà, en particulier à cause des faiblesses et des erreurs juridiques contenues dans cet arrêté royal. On est donc très loin de toute modernité.

Selon nous, avoir une vision réellement moderne des droits et de la perception des droits peut aller beaucoup plus loin, être beaucoup plus complète tout en étant, dans le même temps, plus simple. Nous pensons même en toute modestie à avoir la recette pour cela. Comme on a pu le voir à plusieurs reprises à travers nos propres publications ou encore celle de nos confrères à l’étranger, cette recette se prépare aussi dans les milieux universitaires. Pour que les droits voisins et droits d’auteur soient entièrement dédiés à la qualité de la vie et à la durabilité des carrières des auteurs et des artistes-interprètes, un changement de paradigme à grande échelle est nécessaire. Le point de départ de ce paradigme étant que toute personne qui utilise un contenu artistique – à des fins commerciales ou purement pratiques (et tout ce que cela comprend) – doit également payer proportionnellement, en fonction du revenu ou des avantages acquis. La neutralité au niveau technologique devrait en être le principe directeur, quel que soit le modèle économique ou la technologie utilisée, la méthode d’exploitation ou de distribution : l’utilisateur paie un pourcentage de son chiffre d’affaires.

Ce principe peut être appliqué aux usual suspects habituels comme Spotify, Netflix, Deezer, Apple Music, mais aussi aux diffuseurs, aux câblodistributeurs, aux fournisseurs de services numériques, aux services de stockage dans le cloud, etc. Il peut s’appliquer à l’offre en ligne, aux services à la demande et aux technologies futures. Terminées les discussions sur le sexe des anges entretenues pour refuser aux ayants droit ce qui leur est dû ; comme l’injection directe, la communication au public, etc. Quiconque utilise du contenu paie un pourcentage de son chiffre d’affaires (à combien cela s’élève, j’y songe mais n’ose pas encore m’avancer) aux sociétés de gestion collective (coupoles ou non), qui répartissent ensuite ces droits à leurs affiliés. Par cela, le sacro-saint droit exclusif doit nécessairement recevoir une interprétation différente, plus nuancée : en d’autres termes, mieux considérer le droit à rémunération. Un tel système, plus simple, conviendrait aux utilisateurs, serait plus transparent aussi bien pour les redevables que pour les ayants droit, et offrirait aux consommateurs une sorte de garantie fair trade que leur contribution bénéficierait à ceux qui y ont droit. Tout cela conduirait à une simplification radicale du système, qui est encore perçu dans le monde extérieur comme opaque et complexe.

C’est le genre d’ambition que nous avons. Vous pouvez trouver cela utopique, mais nous croyons dur comme fer qu’une gestion collective saine et durable à long terme a toute sa place, et ce aussi bien pour nous que pour les générations futures. À cette fin, et au sein du secteur, nous devons également oser mettre de côté les combats d’arrière-garde et créer de nouvelles synergies. Je souhaite cette vision. Nous allons maintenant exprimer explicitement ces idées avec PlayRight, entamer des discussions à ce propos et bombarder avec cela les gouvernements, pour que l’immense valeur créée par nos artistes pour la société leur revienne en part équitable et que ce ne soit plus le cadre des forces économiques qui la leur distille.

Luc Gulinck

Président de PlayRight

5Jan

3ième édition des D6bels Music Awards : à vos votes

La liste des nommés des désormais immanquables D6bels Music Awards est connue et recèle de talents émergents et de bonnes surprises. Cette troisième édition des DMA fait place à de nouvelles catégories, ouvertes aux genres musicaux : Chanson française, Pop, Rock & Alternatif, Dance & Électro ou encore Hip-Hop, qui s’ajoutent aux autres catégories existantes.

Dans toutes ces catégories nous retrouvons des artistes pour lesquels PlayRight collecte les droits voisins en Belgique et à l’étranger, raison pour laquelle PlayRight est partenaire active des D6bels Music Awards.

Les lauréats seront récompensés à l’issu des votes qui sont ouverts au public jusqu’au 12 janvier prochain. La liste complète des artistes nommés sur trouve ici www.rtbf.be/dma

Rendez-vous le 26 janvier prochain à Liège lors de la soirée qui consacrera les futurs lauréats de cette troisième édition!

19Dec

Une bourse PlayRight+ pour les acteurs

En tant que cinéaste, vous avez l’ambition de faire de chaque court ou long-métrage un chef d’œuvre. A ce titre, vous avez des attentes artistiques vis à vis vous-même et des personnes avec lesquelles vous travaillez, parmi lesquelles les acteurs. La qualité du jeu de l’interprète peut avoir une influence notable sur votre film.

Cette réalité est d’autant plus valable pour les courts métrages, pour lesquels la marge budgétaire réduite ne permet pas d’avoir un casting étendu. Un court métrage est par définition trop court pour introduire de nombreux personnages. De ce fait, un acteur assume un poids plus important dans l’interprétation de son personnage dans un court métrage, et il en va de même pour les acteurs de doublage de court métrage d’animation.

Quelle que soit la longueur d’un film, il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte. Il s’agit d’un processus qui implique beaucoup de travail administratif, de recherches et de gestion correcte du budget.

C’est pourquoi PlayRight + propose un soutien aux cinéastes indépendants qui, dans le cadre de leur projet de court métrage, accordent une rémunération correcte aux acteurs. Ceci grâce à l’attribution d’une bourse pour acteur.

Pour faire une demande de soutien en tant que cinéaste, vous devez :

  • Faire appel à un acteur sur base d’un contrat de travail, ou d’une facture établie par un acteur indépendant. Les barèmes de salaire à respecter dépendent de la Convention paritaire 227 ;
  • Introduire une demande complète auprès de PlayRight+ avant la date limite.

Comment introduire une demande ?

Vous devez rédiger une lettre de motivation dans laquelle vous expliquez votre projet de court métrage, en joignant :

  • Une copie du scénario ;
  • Une synthèse de votre budget pour le court métrage ;
  • Une copie du contrat de travail proposé à l’acteur (ou de l’acteur qui fait le doublage en cas d’animation) ;
  • Le curriculum vitae de l’acteur pour lequel vous introduisez la demande ;
  • Un aperçu du casting complet,
  • Envoyer ces documents par email à l’adresse suivante :

Quand soumettre une demande ?

  • Vous pouvez soumettre votre demande avant le 31 mars ou avant le 30 septembre.
  • Votre demande sera traitée dans les 60 jours.

En quoi consiste le soutien ?

  • En cas d’évaluation positive de votre demande, PlayRight+ soutient votre projet de court métrage à hauteur de 50% de la rémunération d’un acteur ;
  • Une seule bourse par projet de film peut être attribuée ;
  • Vous pouvez postuler une seule fois pour une bourse destinée à un acteur ,
  • Seuls les projets de fiction sont acceptés (pas les documentaires).

En savoir plus sur Playright+ ?