Trois nouveaux lauréats pour les Prix PlayRight+ 2018

Direction Louvain à la LUCA School of Arts et le Conservatoire Royal de Mons – ARTS2 pour la troisième étape de la remise des prix PlayRight+ 2018. Comme l’année passée, c’est lors de la Séance officielle de rentrée académique et de proclamation des résultats que les lauréats ont reçu leurs prix PlayRight+, qui s’élève à 500 € chacun. Les équipes enseignantes des masters concernés (Master Musique, option « instrument » à Louvain et master Art dramatique et master option musique pour Mons) ont donc sélectionné trois étudiants qui se sont distingués pendant leur apprentissage et leur cursus en tant qu’artiste-interprète.

 

Matthias Nauwelaerts vient donc de terminer son master de musique à la LUCA School of Arts, Campus Lemmens.

« Le moins qu’on puisse dire est que son parcours au sein de notre école a été remarquable.Il y a cinq ans il a démarré comme un étudiant médiocre, voir bon. Sa première année il a fini avec distinction, tout juste. Ce n’est qu’après ça qu’il est sorti des portes fumantes.Ce fût un plaisir de polir le diamant brut qui sommeillait en lui et de le voir briller de plus en plus avec le temps. Il s’est avéré être un musicien intelligent et sensible et un pianiste d’une extraordinaire virtuosité. Si toutes ces qualités ont fait surface et qu’il a fini par gagner une compétition nationale puis internationale, il le doit surtout à son indéfectible capacité de travail. Il a notre plus profond respect. »

Jeune saxophoniste espagnol, Raúl Cicuéndez Zarco a d’abord étudié à Musikene (le Conservatoire supérieure de musique du Pays Basque) avant d’obtenir son baccalauréat et de poursuivre son cursus de master en interprétation au Conservatoire Royal de Bruxelles, puis en filière didactique au Conservatoire Royal de Mons – ARTS2.

Passionné par la création artistique multidisciplinaire, il conçoit le mélange des arts au sein d’une même œuvre comme une finalité esthétique. Ce type de recherche est déjà à l’œuvre dans son projet de récital de master à Bruxelles, pour lequel il crée un projet basé sur la théorie de la hiérarchie des besoins humains de Maslow : un mélange subtil de musique en direct, enregistrements, danse et jeux de lumière.

Comme concertiste, Raúl Cicuéndez Zarco a joué dans différents ensembles (performances en solo, duo, trio, quatuor, orchestre…) et différents pays : Japon (Foire musicale artisanale «Suono Italia» 2010), Belgique (Festival Musiq3 2016), Festival Artonov au BOZAR en 2016), France (festival de musique de chambre de Dax 2011), ou Espagne (Festival de musique “Quincena Musical” 2015, Aste Nagusia 2015, Heineken Jazzaldia 2014, Festival Kutxa 2015, Intercentros Melómano 2010).

Le parcours de Raúl Cicuéndez Zarco est exemplaire. Dès son arrivée dans notre pays, il a pu travailler sur des projets interdisciplinaires, intégrant dans sa démarche musicale des éléments de psychologie comme la pyramide des besoins de Maslow ou la théorie des archétypes de Jung. Celle-ci a nourri son nouveau projet, créé il y a quelques jours lors du concert d’ouverture de la 3e saison des Midis d’Arts² à Arsonic, après que son jury de juin a pu apprécier une magnifique audition dans les mêmes lieux. Raúl va maintenant aborder une carrière professionnelle qu’on lui souhaite riche d’expériences diverses !

Emilie Franco s’intéresse principalement aux travaux sur la place des individus marginalisés dans les institutions et a d’abord poursuivit poursuit des études en sociologie. AU terme de son master, elle décide de renouer avec sa première passion, celle du jeu et suit alors des cours d’art dramatique à ARTS2 / Conservatoire Royal de Mons.

Sans qu’elle l’ait vu venir, l’art de la performance se met rapidement sur son chemin.
Dès 2015, elle crée et joue divers projets hétéroclites mêlant notamment la performance, les arts plastiques, le cirque, la danse buto ou encore la musique électronique.

Bercée depuis l’enfance par la musique afro-américaine, Emilie compose et interprète des morceaux de blues. Ses créations musicales s’immiscent régulièrement dans son travail de comédienne et de metteur en scène.

En 2018, elle présente une esquisse du laboratoire de recherche qu’elle mène avec une équipe d’acteurs, de plasticiens et d’acousmaticiens : «RESTE A SAVOIR SI ON PASSE A L’ACTE?», un travail multidisciplinaire qui tente la rencontre entre la performance et le texte dramatique.

Interprète, chercheuse, performeuse… Emilie Franco est une artiste engagée, au service de l’autre, de l’œuvre, du travail de création. On a pu apprécier bien évidemment son talent remarqué par un jury externe lors de son projet de fin de cursus mais surtout on connaît l’énergie et la rigueur qu’elle met dans chaque projet et cela tout au long de son parcours sans jamais décevoir. Elle a été un réel pilier pour chacun des intervenants, artistes-invités et ses partenaires de scène » Sylvie Landuyt, directrice de la section théâtre à ART2