25Jan

Le calendrier des répartitions pour 2018 est en ligne !

Le programme est défini pour 2018 et PlayRight fera les répartitions suivantes cette année :

Deadlines 2018 : il y a trois années de référence pour lesquelles vous devez déclarer vos prestations avant le 31 décembre 2018 prochain :

  • Audiovisuel: déclarez vos prestations pour les années de référence 2011 & 2012,
  • Musique: déclarez vos prestations pour l’année de référence 2015.

La prochaine répartition sera réalisée fin février et comprendra les droits perçus de l’étranger pour les artistes membres qui ont confiés à PlayRight la mission de collecter leurs droits à l’étranger. Le calendrier et les deadlines sont consultables ici et sur notre page d’accueil.

Ce calendrier est provisionnel et peut faire l’objet de modifications dans le futur. Si tel est le cas, PlayRight vous en informera.

24Jan

Un adieu sans parole

Lundi 22 janvier dernier avait lieu la première du documentaire «Michel, un acteur perd ses mots» au Roma à Anvers. Le documentaire sur l’acteur Michel Van Dousselaere a été réalisé avec le soutien de PlayRight+.

Michel Van Dousselaere

En 2014, on diagnostique une aphasie progressive à Michel Van Dousselaere. La maladie a affecté ses capacités de langage et il est alors évident que l’acteur est condamné. Michel choisit toutefois de mettre à profit le temps qui lui reste. Soutenu par la réalisatrice Ola Mafaalani, il tient un rôle dans sa pièce Borgen et, aidé par les nouvelles technologies Michel parvient à interpréter ce dernier rôle.

Irma, l’épouse de Michel, décide de capturer cette phase de sa vie sur pellicule et créera avec Patrick Minks ce beau documentaire. On y voit Michel, l’homme, le père, le grand-père, le patient, le partenaire, et surtout l’acteur. Un grand acteur qui, malgré les troubles du langage dont il est victime, se bat pour garder sa place sur scène et se bat pour son public.

Privé de parole, Michel n’en reste pas moins un grand acteur. La salle comble du Roma ne s’y est d’ailleurs pas trompée et les nombreux acteurs/spectateurs présents lui ont rendu un long hommage sous forme d’ovation.

Le documentaire sera bientôt à l’affiche au cinéma et a également été sélectionné pour la prochaine édition du festival international dudocumentaire Docville qui aura lieu à Louvain entre le 21 et 28 mars prochain. En voici la bande annonce :

23Jan

Vers une modernisation de la gestion collective?

Au lendemain du drink de début d’année pour lequel de nombreux artistes interprètes ont répondu présent, Luc Gulinck, président de PlayRight, revient sur l’année écoulée.

En tant que président de PlayRight, certaines personnes savent que je me sens souvent appelé, même plutôt contraint de critiquer de manière militante deux ou trois instances dirigeantes, en raison de leur manque de volonté (politique), de perspicacité ou d’engagement dans la mise en œuvre ou la prise en considération des droits voisins. Je préfère donc vous informer d’emblée que je n’attaquerai pas cette question. Vous serez donc étonnés de ne lire le nom de Kris Peeters qu’une seule fois ici, et ce comme tremplin pour vous raconter une histoire plus large (et aussi pour vous souhaiter une belle année).

Luc Gulinck, Président de PlayRight

Mais avant cela, revenons un instant sur l’année passée. Il y a beaucoup à en dire   notamment parce qu’elle a été très éprouvante pour notre secteur en général. « On ne s’ennuie jamais dans la gestion collective » entend-on parfois à PlayRight ; et il ne s’agit pas ici d’une plainte. Ce que j’ai pu constater, à ma grande satisfaction au cours de la fin 2017, c’est que nous avons réussi à créer un intérêt auprès des artistes grâce aux efforts conjoints des groupes d’intérêt francophones et néerlandophones (acteurs et musiciens). Pourquoi ? Jamais auparavant nous n’avons vu une telle mobilisation, un sentiment d’urgence aussi marqué chez nos artistes-interprètes à propos des actuels projets néfastes du ministre que je ne nommerai pas. J’ose même dire que c’était un moment unique dans l’histoire nationale du secteur du divertissement : ceux qui fournissent la matière première de ce divertissement se sont exprimés clairement sur le fait que leurs droits doivent être respectés. Ce message a été repris et partagé largement, et je suis vraiment fier que nous ayons pu en jeter les bases avec PlayRight.

L’un des nombreux combats à l’ordre du jour de l’année écoulée concernait les plans du gouvernement belge visant à revoir la rémunération équitable. Il y a beaucoup à dire à ce sujet. Lors de notre dernière réunion au cabinet du ministre compétent que je ne citerai pas, on nous a dit quelque chose de très frappant, que je voudrais souligner. Le politique et l’administration ont été unanimes à propos d’une « Modernisation » avec un M majuscule, et là je cite – du cadre de cette rémunération équitable. Ah bon ? Et donc s’agit-il du pas de géant dont le gouvernement pourrait s’enorgueillir ? Je n’en ai pas l’impression. Pour une réelle modernisation du cadre des droits des forces créatives de la musique et de l’audiovisuel, il en faut beaucoup plus : il faut surtout le courage et l’audace de réviser et de repenser les fondements du système. Qu’est-ce que je veux dire par là ?

Tout d’abord, la réglementation de la nouvelle rémunération équitable contenue dans le dernier arrêté royal n’est pas du tout moderne, elle est même rétrograde et antisociale. La question des exploitations numériques des prestations artistiques n’y est toujours pas abordée, il y a des lacunes qui auront un impact négatif pour les artistes et le secteur socio-culturel ne pourra plus être en mesure de bénéficier des tarifs actuels. Dans l’ensemble, le système en lui-même est encore plus complexe qu’il ne l’était déjà, en particulier à cause des faiblesses et des erreurs juridiques contenues dans cet arrêté royal. On est donc très loin de toute modernité.

Selon nous, avoir une vision réellement moderne des droits et de la perception des droits peut aller beaucoup plus loin, être beaucoup plus complète tout en étant, dans le même temps, plus simple. Nous pensons même en toute modestie à avoir la recette pour cela. Comme on a pu le voir à plusieurs reprises à travers nos propres publications ou encore celle de nos confrères à l’étranger, cette recette se prépare aussi dans les milieux universitaires. Pour que les droits voisins et droits d’auteur soient entièrement dédiés à la qualité de la vie et à la durabilité des carrières des auteurs et des artistes-interprètes, un changement de paradigme à grande échelle est nécessaire. Le point de départ de ce paradigme étant que toute personne qui utilise un contenu artistique – à des fins commerciales ou purement pratiques (et tout ce que cela comprend) – doit également payer proportionnellement, en fonction du revenu ou des avantages acquis. La neutralité au niveau technologique devrait en être le principe directeur, quel que soit le modèle économique ou la technologie utilisée, la méthode d’exploitation ou de distribution : l’utilisateur paie un pourcentage de son chiffre d’affaires.

Ce principe peut être appliqué aux usual suspects habituels comme Spotify, Netflix, Deezer, Apple Music, mais aussi aux diffuseurs, aux câblodistributeurs, aux fournisseurs de services numériques, aux services de stockage dans le cloud, etc. Il peut s’appliquer à l’offre en ligne, aux services à la demande et aux technologies futures. Terminées les discussions sur le sexe des anges entretenues pour refuser aux ayants droit ce qui leur est dû ; comme l’injection directe, la communication au public, etc. Quiconque utilise du contenu paie un pourcentage de son chiffre d’affaires (à combien cela s’élève, j’y songe mais n’ose pas encore m’avancer) aux sociétés de gestion collective (coupoles ou non), qui répartissent ensuite ces droits à leurs affiliés. Par cela, le sacro-saint droit exclusif doit nécessairement recevoir une interprétation différente, plus nuancée : en d’autres termes, mieux considérer le droit à rémunération. Un tel système, plus simple, conviendrait aux utilisateurs, serait plus transparent aussi bien pour les redevables que pour les ayants droit, et offrirait aux consommateurs une sorte de garantie fair trade que leur contribution bénéficierait à ceux qui y ont droit. Tout cela conduirait à une simplification radicale du système, qui est encore perçu dans le monde extérieur comme opaque et complexe.

C’est le genre d’ambition que nous avons. Vous pouvez trouver cela utopique, mais nous croyons dur comme fer qu’une gestion collective saine et durable à long terme a toute sa place, et ce aussi bien pour nous que pour les générations futures. À cette fin, et au sein du secteur, nous devons également oser mettre de côté les combats d’arrière-garde et créer de nouvelles synergies. Je souhaite cette vision. Nous allons maintenant exprimer explicitement ces idées avec PlayRight, entamer des discussions à ce propos et bombarder avec cela les gouvernements, pour que l’immense valeur créée par nos artistes pour la société leur revienne en part équitable et que ce ne soit plus le cadre des forces économiques qui la leur distille.

Luc Gulinck

Président de PlayRight

5Jan

3ième édition des D6bels Music Awards : à vos votes

La liste des nommés des désormais immanquables D6bels Music Awards est connue et recèle de talents émergents et de bonnes surprises. Cette troisième édition des DMA fait place à de nouvelles catégories, ouvertes aux genres musicaux : Chanson française, Pop, Rock & Alternatif, Dance & Électro ou encore Hip-Hop, qui s’ajoutent aux autres catégories existantes.

Dans toutes ces catégories nous retrouvons des artistes pour lesquels PlayRight collecte les droits voisins en Belgique et à l’étranger, raison pour laquelle PlayRight est partenaire active des D6bels Music Awards.

Les lauréats seront récompensés à l’issu des votes qui sont ouverts au public jusqu’au 12 janvier prochain. La liste complète des artistes nommés sur trouve ici www.rtbf.be/dma

Rendez-vous le 26 janvier prochain à Liège lors de la soirée qui consacrera les futurs lauréats de cette troisième édition!

3Jan

PlayRight vous invite à son Drink de Nouvel An – 22/01/2018

Nous avons le plaisir de vous inviter au Drink de Nouvel An de PlayRight qui aura lieu le lundi 22 janvier dès 19h au Beursschouwburg (silver room + toit-terrasse, au 5° étage). Nous lèverons ensemble un verre à une nouvelle année que nous espérons créative et prometteuse pour l’avenir des droits des artistes-interprètes.

Merci de confirmer votre présence (1 à 2 personnes) avant le mercredi 17 janvier via

PlayRight vous espère nombreux.

À bientôt !