9Jul

À vos déclarations : la PlayList 2017 est en ligne

PlayRight vient de mettre la PlayList de l’année de référence 2017 en ligne sur votre portail.

Pour calculer vos droits pour le territoire belge pour un enregistrement musical, PlayRight utilise deux paramètres de répartition; les listes de diffusions des radios belges dont les années ne sont pas clôturées ainsi que la liste de ventes UltraTop. Ce sont ces playlists que vous pouvez désormais retrouver dans votre portail en ligne, classées par année de référence (2015, 2016 & 2017). En savoir plus sur le menu playlist

Date limite pour vos déclarations : 31 décembre 2018

Vous avez jusqu’au  31/12/2018  pour déclarer :

  • Vos enregistrements audiovisuels pour les années de référence 2011 & 2012,
  • Vos enregistrements musicaux pour l’année de référence 2015.

IMPORTANT : Indépendamment de l’année de votre enregistrement (si elle n’excède pas 70 ans), sachez qu’une prestation peut continuer à générer des droits bien après sa première année de diffusion. D’autre part, déclarer l’ensemble de votre répertoire nous permet également d’aller collecter vos droits à l’étranger.

A vos déclarations…

Vous pouvez déjà déclarer vos contributions en quelques clics à partir des playlists que PlayRight utilise comme paramètre de répartition sur le territoire belge. Pour se faire, connectez-vous à votre portail en ligne et cliquez sur le menu PlayList. Notez enfin que cet outil est spécifique aux déclarations d’enregistrements musicaux.

5Jul

La réforme européenne sur le droit d’auteur n’aura pas lieu

Le Parlement Européen a aujourd’hui même rejeté la réforme du droit d’auteur en cours. Pourquoi ? Et maintenant on fait quoi ?

Avant de s’attarder sur les raisons de ce rejet, un rappel théorique sera brièvement fait ici. Cela fait maintenant un certain temps que l’Europe prévoit de réformer le droit d’auteur avec l’idée d’être capable de numériser son marché unique. Or, pour que cela soit possible les réglementations du droit d’auteur et des droits voisins doivent être adaptées et modernisées. Initiée en 2016 par la Commission Européenne à travers une proposition de directive, le texte a ensuite été examiné et retravaillé par le Parlement Européen au sein des committees parlementaires (groupes de travail).  Parmi les groupes de travail les plus importants il y a le JURI, un groupe de travail entièrement dédié aux affaires juridiques. Le JURI a proposé au début du mois de juin une proposition adaptée et demandait aujourd’hui l’aval à l’ensemble du Parlement pour passer à la prochaine étape : entamer un dialogue avec le Conseil de l’Europe et les ministres responsables des différents Etats membres. Ce consentement est également requis avant qu’une nouvelle règlementation européenne puisse être mise en œuvre.

La réponse du jour du Parlement est donc non. Ceci principalement parce que la proposition mettait fin à l’utilisation de la musique et des œuvres audiovisuelles par les grandes plateformes numériques comme YouTube et Facebook. Un objectif noble dont personne ne se soucie, puisque dans les faits, une grande majorité d’artistes-interprètes reçoivent une partie insuffisante voire inexistante pour cette exploitation en ligne.  Mais il est vrai que le texte obligeait toutes les plateformes, grandes et petites, à travailler avec un système de filtre*. Cet aspect du texte a été largement utilisé par les lobbys pour annoncer la fin de la liberté sur l’Internet. Et ça a marché…

* Le système de filtre aurait rendu les plateformes responsables du contenu de leurs utilisateurs.  Elles seraient de ce fait amenée à vérifier ce contenu (et si besoin à l’exclure) avant publication.

Est-ce que cela signifie que rien ne va changer ? Que vous, en tant que musicien.ne ou acteur.rice, serez encore moins protégé.e contre l’utilisation en ligne de vos prestations? Non, cela signifie que le Parlement européen va prendre plus de temps pour travailler à une proposition que la majorité peut soutenir. Parce que cette réforme est nécessaire et sur ce point, tout le monde est d’accord.

Les grandes plateformes se présentent dès lors comme les grands protecteurs de la liberté sur le web. L’ensemble des sociétés de gestion en Europe cherchent elles aussi à protéger les artistes-interprètes. Regroupées au sein de l’organisation AEPO-ARTIS, PlayRight continue de suivre de près les travaux du Parlement. La réforme du droit d’auteur ne s’arrête pas et ne se résume pas qu’à une taxe youtube. Elle concerne aussi et surtout la protection que méritent les auteurs et les artistes-interprètes, alors même que leurs œuvres et leurs prestations sont utilisées et échangées sur l’ensemble du marché unique numérique européen.

A suivre.

4Jul

Les premiers prix PlayRight+ 2018 sont attribués à…

L’année universitaire 2017-2018 étant officiellement terminée, les premières proclamations s’organisent ici et là et mettent à l’honneur les musiciens et acteurs nouvellement diplômés. PlayRight a comme chaque année répondu présente aux  rendez-vous et était à Hasselt puis à Gand, où les premiers prix PlayRight+ ont été attribués à trois artistes féminines hors du commun.

Admirative de ceux qui choisissent dès le plus jeune âge de devenir de futurs musiciens ou acteurs professionnels, PlayRight+ offre la possibilité à toutes les écoles et les universités de remettre un prix PlayRight+ de 500 euros aux jeunes diplômés.

Stien Bovijn (Photo: Geert Vanderslagmolen)

À Hasselt, chez PXL-Music, le choix s’est porté cette année sur Stien Bovijn. Avec “I will become someone I wanna be” Stien a produit un projet de thèse enivrant en basant son travail sur des entretiens des personnes atteintes de cécité (partielle ou totale). Son approche vise à décrire l’expérience de personnes atteintes d’un handicap tout en présentant la musique à travers leur univers. Résultat : un concert en obscurité totale, une expérience absolue qui stimule les sens, les manipule même.

Envie de voir Stien à l’oeuvre prochainement ? Suivez-là via www.stienbovijn.be ou sur facebook.

À Gand, à la School of Arts, Marie Van Den Bogaert et Loes Swaenepoel ont été récompensées.

Marie Van Den Bogaert

Marie Van Den Bogaert a achevé ses études en tant que musicienne et a reçu le prix pour son excellent niveau en tant que musicienne-interprète, niveau qu’elle a pu démontrer avec son concert final, nommé à juste titre “clôture”. Véritable cluster lyrique de chants, teinté de clins d’œil à la néo-soul et à la mythologie et empreint de symbolisme, sa performance est tout aussi surprenante qu’émouvante.

Découvrez ses voltefaces sur soundcloud: https://soundcloud.com/vandenbogaertmusic.

Loes Swaenepoel

Loes Swaenepoel a également reçu un prix PlayRight+ à Gand. Il s’agit du premier prix qui a été décerné par la School of Arts à une jeune diplômée pour la section art dramatique. Actrice d’exception, Loes est très directe avec son public, son jeu est juste, sincère, sans prétention, et plus fort encore, sans effort visible et sans empathie psychologique excessive. Elle fait aussi preuve d’une grande finesse en tant qu’interprète. Dotée d’une capacité de mouvement exceptionnelle, elle sait tout aussi bien jouer du détail physique. Sous une instabilité permanente et apparente, Loes expérimente sans cesse son jeu d’actrice et atteint des résultats inattendus.

Déjà remarquée et rattrapée par le circuit professionnel, aussi bien dans le théâtre que le cinéma, elle apparait au casting du film “De Collega’s 2.0.” et de ‘iets met een K’.

PlayRight+ sera également présente aux proclamations de Bruxelles, Mons et Liège prochainement.

À suivre.